Est-il bien utile d’avoir les yeux rivés sur les données calculées jour après jour par les groupements professionnels du
transport aérien ? A force d’y trouver de nouvelles raisons d’inquiétude, les dirigeants de compagnies finissent par désespérer. Encore que les données les plus récentes, c’est désormais confirmé, permettent de dire que cela va un tout petit peu mieux. Rectification, que cela va un peu moins mal.
A l’échelle du monde, tout d’abord, les données établies par ID Aéro justifient un zeste d’optimisme. En août, le trafic mondial aurait reculé de 0,5% seulement tandis que la capacité offerte diminuait de 0,6%. D’où un coefficient d’occupation de 80,8%, tout à fait convenable.
En isolant l’Europe, ID Aéro estime que le trafic a reculé de 0,1% à peine, alors que la capacité offerte était réduite de 1%. Ce qui explique un coefficient d’occupation de 83,4%, largement supérieur à la moyenne mondiale. L’AEA, Association of European Airlines, présente pour sa part des chiffres nettement moins bons, le trafic ayant, d’après elle, reculé de 1,8%. On devine que la bonne tenue des
low-cost explique en grande partie cette différence d’appréciation : elles ne sont (évidemment) pas membres de l’AEA qui, pour des raisons historiques, ne réunit que des membres loyalistes, essentiellement d’ex-compagnies nationales.
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